L'ombre ou la Lumière
Dis-moi…
Quel nom porte l’ombre qui t’enserre ?
Est-ce celui d’un deuil ?
d’un corps qui s’éteint à petit feu ?
d’une promesse envolée ?
d’un enfant qui souffre ?
d’une solitude si profonde
qu’elle finit par te figer ?
Il est des vallées
où même le ciel semble se taire.
Des vallées où l’on avance
sans savoir si l’on marche encore,
ou si l’on tombe lentement.
Et dis-moi…
Combien de vallées de ce monde
sont venues ombrager ton cœur ?
Peut-être celles des guerres
que l’on regarde derrière nos écrans,
des solitudes que l’on maquille,
des dépendances qui s’habillent,
des silences qui nous dévorent
jusqu’à faire taire l’aurore.
Alors l’ombre épouse les contours de nos peurs
jusqu’à nous convaincre
qu’elle est devenue le paysage.
Pourtant…pourtant
Une ombre
n’a jamais enfanté la nuit.
Elle ne fait que cacher
une lumière
qu’elle ne pourra jamais posséder.
Peut-être est-elle
la dernière tentative de la nuit
pour nous faire oublier
que la lumière existe encore.
Mon Dieu…
Il y a des jours
où Tu sembles si silencieux.
Des jours où Ton nom
ressemble davantage
à une question
qu’à une réponse.
Pourtant…
Tu Es la.
Tu Es là
«Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort »
Alors…
La foi n’est peut-être pas
de croire sans jamais douter.
Elle est peut-être
de continuer à écouter ta voix
quand l’ombre prétend
avoir tout recouvert.
De ne pas craindre l’ombre car tu es notre lumière.
Nous rêvons d’être des lions.
Forts. Libres. Invincibles.
Mais tu sais une brebis
connaît un secret
que le monde a oublié.
Sa paix
ne vient pas de sa force.
Elle vient de son Berger.
Elle s’égare…Il la cherche.
Elle chancelle…Il la relève.
Elle oublie…Lui demeure.
Alors,
aussi pénible soit la vallée,
elle est aussi un chemin.
Au milieu des ennemis.
Au milieu des blessures.
Au milieu des questions.
Il dresse une table.
Il bénit,
Comme des éclats du Royaume
au milieu de nos ruines.
Alors si aujourd’hui
tes pieds tremblent,
continue !
Même lentement,
Même dans les larmes,
Même quand sa bonté et sa fidélité sont voilés à tes yeux,
Même lorsque l’ombre
te paraît plus réelle
que la lumière.
Tiens ton espérance
dans la confiance.
Tiens ton espérance
dans la confiance,
car le Berger
voit encore
ce que tu ne vois plus.
Et il connaît déjà
le chemin qui ramène
à la maison.
Mon Dieu…
Nous sommes si fragiles.
Si prompts
à croire l’ombre
plutôt que Ta voix.
Lorsque nos yeux
ne savent plus
où Te chercher,
garde en nous
cette confiance
que Toi seul peux faire naître.
Dresse encore
Ta table
au milieu de nos combats.
Fais déborder
Ta grâce
jusque dans nos blessures.
Arrose nos vallées
d’une espérance
plus forte
que nos larmes.
Et lorsque la nuit
semble gagner du terrain,
éclaire nos cœurs.
Et toi,
Tu connais peut-être l’ombre qui t’enserre,
Mais connais-tu la Lumière qui t’en libère ?
Qui laisseras-tu conduire ton cœur ?

Magnifique ! et tellement vrai ! Merci
MERCI ! MERCI ! MERCI !
Tout est dit. Le choix est LUMINEUX !
Que rajouter de plus ?
Merci Aurelie
Ce texte est vibrant d'une expérience de souffrance intense, mais l'Espérance est présente. On est devant un choix, la lumière ou les ténèbres. Ce texte résonne !
Tellement prenant !
Cela exprime si bien ce que beaucoup ont vécu, vivent et vivront...
Merci et bravo !