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L'ombre ou la Lumière

Aurélie Dehon
2 août
2 min de lecture




Dis-moi…

Quel nom porte l’ombre qui t’enserre ?

 

Est-ce celui d’un deuil ?

d’un corps qui s’éteint à petit feu ?

d’une promesse envolée ?

d’un enfant qui souffre ?

d’une solitude si profonde

qu’elle finit par te figer ?

 

Il est des vallées

où même le ciel semble se taire.

Des vallées où l’on avance

sans savoir si l’on marche encore,

ou si l’on tombe lentement.

 

Et dis-moi…

Combien de vallées de ce monde

sont venues ombrager ton cœur ?

 

Peut-être celles des guerres

que l’on regarde derrière nos écrans,

des solitudes que l’on maquille,

des dépendances qui s’habillent,

des silences qui nous dévorent

jusqu’à faire taire l’aurore.

 

Alors l’ombre épouse les contours de nos peurs

jusqu’à nous convaincre

qu’elle est devenue le paysage.

 

Pourtant…pourtant

 

Une ombre

n’a jamais enfanté la nuit.

 

Elle ne fait que cacher

une lumière

qu’elle ne pourra jamais posséder.

 

Peut-être est-elle

la dernière tentative de la nuit

pour nous faire oublier

que la lumière existe encore.

 

Mon Dieu…

Il y a des jours

où Tu sembles si silencieux.

Des jours où Ton nom

ressemble davantage

à une question

qu’à une réponse.

 

Pourtant…

Tu Es la.

Tu Es là

«Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort »

Alors…

La foi n’est peut-être pas

de croire sans jamais douter.

 

Elle est peut-être

de continuer à écouter ta voix

quand l’ombre prétend

avoir tout recouvert.

 

De ne pas craindre l’ombre car tu es notre lumière.

 

Nous rêvons d’être des lions.

 

Forts. Libres. Invincibles.

 

Mais tu sais une brebis

connaît un secret

que le monde a oublié.

 

Sa paix

ne vient pas de sa force.

Elle vient de son Berger.

 

Elle s’égare…Il la cherche.

 

Elle chancelle…Il la relève.

 

Elle oublie…Lui demeure.

 

Alors,

aussi pénible soit la vallée,

elle est aussi un chemin.

 

Au milieu des ennemis.

Au milieu des blessures.

Au milieu des questions.

Il dresse une table.

Il bénit,

Comme des éclats du Royaume

au milieu de nos ruines.

 

Alors si aujourd’hui

tes pieds tremblent,

continue !

Même lentement,

Même dans les larmes,

Même quand sa bonté et sa fidélité sont voilés à tes yeux,

Même lorsque l’ombre

te paraît plus réelle

que la lumière.

 

Tiens ton espérance

dans la confiance.

 

Tiens ton espérance

dans la confiance,

car le Berger

voit encore

ce que tu ne vois plus.

Et il connaît déjà

le chemin qui ramène

à la maison.

 

Mon Dieu…

Nous sommes si fragiles.

Si prompts

à croire l’ombre

plutôt que Ta voix.

Lorsque nos yeux

ne savent plus

où Te chercher,

garde en nous

cette confiance

que Toi seul peux faire naître.

 

Dresse encore

Ta table

au milieu de nos combats.

 

Fais déborder

Ta grâce

jusque dans nos blessures.

Arrose nos vallées

d’une espérance

plus forte

que nos larmes.

 

Et lorsque la nuit

semble gagner du terrain,

éclaire nos cœurs.

 

 

Et toi,

Tu connais peut-être l’ombre qui t’enserre,

Mais connais-tu la Lumière qui t’en libère ?

Qui laisseras-tu conduire ton cœur ?

 


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5 commentaires

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Catherine
21 août

Magnifique ! et tellement vrai ! Merci

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Invité
16 août
Noté 5 étoiles sur 5.

MERCI ! MERCI ! MERCI !

Tout est dit. Le choix est LUMINEUX !

Que rajouter de plus ?

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Invité
15 août
Noté 5 étoiles sur 5.

Merci Aurelie

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Christine
08 août
Noté 5 étoiles sur 5.

Ce texte est vibrant d'une expérience de souffrance intense, mais l'Espérance est présente. On est devant un choix, la lumière ou les ténèbres. Ce texte résonne !

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Jean-Noé
05 août
Noté 5 étoiles sur 5.

Tellement prenant !

Cela exprime si bien ce que beaucoup ont vécu, vivent et vivront...

Merci et bravo !

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